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Le Coran - En quelques mots ....
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AL-QUR’ÂNLE CORAN L’APPEL
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Le Coran (arabe : القرآن ; al Qur'ān, « lecture ») est le livre sacré de l'islam. Sa tradition le présente comme le premier ouvrage rédigé en langue arabe claire, affirmation à la base de la notion d'« inimitabilité » du Coran. Le Coran regroupe les paroles de Dieu qui ont été révélées au prophète et messager de l'islam Mahomet (محمد, Muḥammad) par l'archange Gabriel. Cette révélation s'étend sur une période de vingt-trois ans. Le Coran est parfois appelé simplement al-kitâb (le livre) ou adh-dhikr (le rappel). Il constitue une des deux parts de la révélation à Mahomet, l'autre part étant constituée des hadiths prophétiques. Les musulmans le considèrent comme une manifestation d'un attribut divin, le kalam, qui représente la capacité de Allah (le nom de Dieu en arabe) à transmettre à ses prophètes certaines informations relatives au bien et au mal, à la vie et à la mort, au paradis et à l'enfer, ainsi qu'aux lois fixant les limites entre le licite et l'illicite. En ce sens, il est, pour les musulmans, l'expression incréée de cet attribut d'Allah adressée à l'intention de toute l'humanité, c'est-à-dire détenteur d'une vocation universelle, contrairement aux révélations précédentes qui étaient destinées en tout premier lieu à un peuple en particulier.
Description
Le Coran est divisé en chapitres appelés sourates, au nombre de 114 et débutant par la première appelée Al Fatiha (parfois traduite par « la liminaire » ou « le prologue » ou encore « l'ouverture »). Ces sourates sont elles-mêmes composées de versets nommés âyât (pluriel de l'arabe âyah, « preuve », « signe », et que l'on retrouve dans le mot ayatollah). Les versets sont au nombre canonique de 6 219. Il existe des variantes (6 211 ou 6 218) dans les éditions européennes, consécutives à l’édition numérotée du Coran par Gustave Flügel de 1834. Le texte est le même mais la découpe des versets diffère d'une lecture à une autre car les musulmans venaient de tribus diffèrentes.
Ordre des textes
La tradition rapporte que, du temps de Muhammad, les ayats étaient écrits sur plusieurs supports, tels que des feuilles de palmier, des os plats (omoplates de chameau), des peaux ou des pierres, et étaient appris par cœur par les croyants, en entier ou en partie. La mort de plusieurs de ces « mémoires vivantes » a amené par prudence à la compilation de sourates reçues par Muhammad dans l'ordre que l'ange Gabriel lui indiqua sous l'ordre d'Allah. Suite à la mort du Prophète, Abou Bakr, successeur du Prophète désigné par celui-ci, ordonna à Zaid ibn Thabit de rassembler tous les versets du coran. Il accomplit sa tâche, bien qu'extrêmement délicate, en faisant témoigner, pour chaque verset, deux hommes parmi les compagnons du prophète. Grâce à cette entreprise, le coran a pu être préservé. Vinrent ensuite d'autres générations qui, par le principe de la chaîne de transmission et de l'affirmation de l'intégrité des hommes constituant ces chaînes, ont continué de protéger l'authenticité du texte sacré. En effet, le coran a été rapporté par différentes voies, dans de multiples endroits du monde musulman sans que ceux qui le rapportèrent n'aient eu la possibilité de s'entendre pour déformer son contenu où pour s'entendre sur un texte commun. Les partisans de ce classement y voient l'affirmation de l'unité profonde du Coran dont aucune partie ne peut être envisagée indépendamment du tout. Il a aussi ses détracteurs, moins nombreux, qui dénoncent une altération grave à la chronologie de la révélation voulue par Dieu lui-même. Diverses tentatives plus ou moins concordantes ont été faites pour reconstituer l'ordre chronologique, y compris par des orientalistes européens, tels que Blachère. Cet agencement ferait apparaître des correspondances éclairantes avec les événements de la vie de Mahomet tels qu'ils sont rapportés par la sunna. Des interprétations nouvelles de certains passages peu clairs ont ainsi pu être avancées. Amin Ahsan Islahi montre que les sourates fonctionnent par paires. Tout le Coran serait selon lui organisé en sept grands groupes. Michel Cuypers vérifie par un autre procédé que les sourates fonctionnent par paire dans certaines parties du Coran qu'il a étudié, et que ces paires fonctionnent souvent par groupe de 2,3 ou 4 paires. Pour Michel Cuypers le Coran n'est pas un recueil désordonné comme on l'a souvent dit, et la classification de la plus longue à la plus petite sourate n'est pas une explication suffisante (en vue des nombreuses exceptions), mais le Coran est agencé selon des règles bien précises, recensées récemment sous le nom de rhétorique sémitique.
Séparation chronologique
On sépare traditionnellement le Coran en deux parties qui se démarquent par des différences de style et de thèmes abordés : · Les sourates de La Mecque, antérieures à l'hégire, généralement ce sont des sourates plus courtes, d’orientation liturgique ; · et les sourates de Médine, postérieures à l'hégire, plus longues et d’orientation plus politique et juridictionnelle.
Sourates mecquoises
Les sourates de la première période, mecquoises, affirment principalement l'idée de monothéisme et définissent ce qu'est Dieu pour le musulman. On y trouve entre autres, l'idée de la résurrection des morts au jour du jugement dernier, l'unicité de Dieu, etc. Les orientalistes allemands G. Weill et Nöldeke ont établi trois divisions dans les sourates révélées à La Mecque : · Dans le premier des groupes, Dieu invite les hommes à ne pas douter et à suivre ses prescriptions afin de ne pas attirer sa colère. Il parle de la création ; · Les sourates du deuxième groupe décrivent les devoirs de tout croyant : la profession de foi (chahada), les prières (salat), le jeûne (ramadan), le pèlerinage (hajj), l'aumône (zakat) qui sont les cinq piliers de l'islam. Ces sourates invitent l'homme à se perfectionner à travers son dévouement à Dieu ; · Dans la troisième partie, se trouvent les récits des prophètes de l'islam, une description du châtiment qu'ont subi les peuples qui ont refusé de croire à leurs messages.
Sourates médinoises
Les sourates médinoises sont plus « prescriptives ». Elles posent les bases fondamentales d'une société nouvelle, dans laquelle le respect est dû à Mahomet et à sa famille, où les louanges vont à ceux qui meurent dans la voie de Dieu, et où l'on fustige les hypocrites. Près de 500 versets regroupent les réglementations religieuses, civiles et pénales et serviront de base au droit musulman. D'autres sourates médinoises définissent également les devoirs et les croyances du musulman.
La transcription du Coran
Selon la tradition musulmane, le Coran a été révélé à Mahomet par l'intermédiaire de l'archange Gabriel (arabe : جبريل[jibrīl]). Pour les musulmans, le Coran est un livre saint qui n'a pas subi d'altération après sa révélation, car Dieu a promis que ce livre durerait jusqu'à la fin des temps. En fait, la conservation et la transmission du texte tel qu'on le connaît aujourd'hui ont fait l'objet de l'attention des premiers califes et des autres compagnons du prophète de l'islam.
La révélation
Selon la tradition musulmane, la révélation aurait commencé dans la grotte de Hira où Mahomet avait pour coutume de se retirer, vraisemblablement dans un but de méditation. L'ange Jibrïl serait apparu, et lui aurait communiqué les premiers versets du Coran : « Lis ! (ou récite !) Au nom de ton Seigneur » (sourate 96, verset 1). Le mot rendu par lire est iqra'. Dérivé du mot qara'a qui signifie le fait de rassembler ce qui est dispersé ou épars... Le mot Coran (Qur'an en arabe) est également un dérivé de ce même mot arabe. Couramment, en arabe on rend le mot iqra' par la lecture comme par la récitation... La réponse de Mahomet aurait été par trois fois « Je ne sais pas lire », car Mahomet était illettré, comme la quasi-totalité des Arabes et comme la majorité des hommes de son temps. Il semble qu'au tout début de la révélation, le Coran ait été d'abord mémorisé. La tradition parle même de certains compagnons de Mahomet venant l'interroger sur la manière de réciter tel ou tel chapitre. Par la suite, Mahomet aurait dicté les sourates, après chaque révélation, à plusieurs scribes qui les auraient transcrits sur des supports divers (morceaux de cuirs, tessons de poterie, nervures de palmes, omoplates..), fragments qui se seraient alors dispersés auprès de différents compagnons (rapporté par Al-Bukhari). D'après Jalâl Ad-Dîn As-Suyûtî, Mahomet dictait à ses scribes non seulement le texte révélé mais aussi la sourate où il fallait l'insérer. La classification des versets les uns par rapport aux autres ne se faisait pas selon l'ordre chronologique de leur révélation, mais suivant un ordre psalmodique, qui aurait suivi les indications de Mahomet qui lui-même les a reçues par Dieu, via l'archange Gabriel. Dès lors, et durant 23 ans, la révélation aurait continué, au fil des années et des événements, en une diversité d'endroits. Le dernier verset révélé serait « Aujourd'hui j'ai parachevé votre religion ». Ce verset est révélé lors du sermon d'adieu de Mahomet en 632. Celui-ci a vécu 82 jours après ce dernier verset... La tradition rapporte que, la dernière année de sa vie, il aurait révisé deux fois le Coran dans son intégralité avec l'archange Gabriel au cours du mois de ramadan. Si selon la tradition, Mahomet avait indiqué, au sein de l'ensemble du texte coranique déjà révélé, la place où devait être insérée chaque nouvelle révélation, s'il avait encouragé ses compagnons à mémoriser le texte coranique (la plupart le connaissaient intégralement) et s'il avait veillé à ce que chaque fragment révélé soit également couché sur un support matériel, il n'aurait pourtant pas fait préparer une copie rassemblant tout le texte coranique. D'après la tradition, cela s'expliquerait par le fait que la révélation se serait poursuivie jusqu'à la fin de la vie de Mahomet et que jusqu'au dernier moment de nouveaux versets auraient pu être révélés. Ceux-ci auraient donc du être insérés au milieu du texte coranique déjà présent. Il faut noter toutefois que le dernier verset dans l'ordre chronologique annonce la fin de la révélation (5:3): la religion de l'islam est alors déclarée « parachevée ».
Compilation du texte coranique sous Abû Bakr, le premier calife
Une première compilation du texte coranique se fait dans les deux ans qui suivent la mort de Mahomet, sous le premier calife Abû Bakr (632 - 634). Celui-ci, conseillé par `Umar qu'effraie la mort (pour cause de batailles) de nombreux compagnons connaissant par cœur l'intégralité du texte, charge Zayd ibn Thâbit (qui avait été scribe de Mahomet) de rassembler les divers supports écrits et de préparer une copie du texte coranique intégral. Afin d'éviter toute erreur, ces supports n'étaient acceptés que s'ils étaient écrits en présence de Mahomet, et que chaque support soit contrôlé par deux témoins de confiance ayant entendu Mahomet réciter le passage en question. Le texte est alors rédigé sur des feuillets (sahifa). Une fois complétés et vérifiés par les compagnons de Mahomet, ces feuillets sont confiés à la garde d'Abû Bakr. Après la mort de ce dernier, le deuxième calife, Umar (634 - 644) les reçoit. Après sa mort, ils sont confiés à sa fille Hafsa, veuve du Prophète. (Tous ces éléments sont rapportés par Al-Bukhârî, n° 4 701. Voir également Fath ul-bârî tome 9 pp. 19 - 20, et Al-Itqân, pp. 184 - 185). D'autres compilations ont été faites, notamment le corpus d'ibn Mas'ûd qui perdura trois siècles. Elles différaient en certains points du texte, ainsi que sur le nombre et l'ordre des sourates. Certaines formes de récitations marginales ont été transmises selon la procédure de la transmission du hadith, qui sont cités chez les exégètes anciens, tels qu'ibn Kathir, Qurtubî, et les autres... Cependant le sens n'est jamais éloigné au point de transfigurer le sens des versets. Tous les écrits anciens retrouvés à ce jour correspondent au Coran sous la forme que nous lui connaissons aujourd'hui partout dans le monde, comme le souligne Hamidullah qui a fait des recherches considérables sur les manuscrits musulmans anciens ; ainsi il écrivait : « À travers la guerre, l'incendie, l'inondation et d'autres malheurs les copies ou les fragments de la première époque sont venus jusqu'à nous. A Tachkent tout comme à Istanbul, il y a des copies du Coran attribuées au calife Othmân : à Istanbul, une feuille attribuée au calife Omar ; à la bibliothèque nationale de Paris, des fragments que les experts modernes datent du IIeet IIIe siècles de l'hégire. Il y a des copies très anciennes au Caire, à San'a, en Iran, en Afghanistan, etc. On les a comparées, et il est émouvant de constater que du Maroc à la Malaisie, de Tachkent à Ceylan, des millions d'exemplaires manuscrits ou imprimés existent qui n'offrent d'autres variantes que les fautes de copistes.»
Universalisation des copies sous `Uthmân, troisième calife
Le rôle d'Uthmân
Selon la tradition musulmane, un compagnon Hudhayfah ibn Al-Yaman remarqua, sous le califat de `Uthman, troisième calife (644-656), que les peuples des régions, actuellement, de Syrie et d'Irak se disputaient sur les différentes prononciations de certains mots du Coran, tandis que les nouveaux musulmans des provinces en dehors d'Arabie ne savaient pas bien prononcer les mots du Coran. Le calife `Uthman percevant les risques de division, décide alors d'officialiser un type unique de prononciation de l'arabe du texte coranique et d'établir une classification unique des sourates les unes par rapport aux autres. Ainsi il demande à Hafsa de lui faire parvenir son manuscrit du Coran. Il fait préparer alors plusieurs copies (mus'haf) en utilisant la prononciation du prophète. Cette tâche fut confiée à Zaid ibn Thabit, Abdullah ibn Az-Zubair, Sa‘id ibn As-‘As, et Abdur Rahman ibn Harith ibn Hisham. Une fois la tâche achevée en 647, `Uthman renvoie le manuscrit original à Hafsa et fait parvenir les copies aux différents points importants du territoire musulman. Tous ces éléments sont rapportés par Al-Bukhârî, n° 4 702. Les copies du Coran écrites de nos jours suivraient toujours mot pour mot et lettre pour lettre cette prononciation. L'écriture (la police) utilisée est une écriture nommée « ar-rasm al-uthmanî ». Quelques-unes de ces copies anciennes existeraient encore aujourd'hui, l'une se trouverait à Istanbul (Turquie), l'autre à Tachkent (Ouzbékistan). Après avoir envoyé ces copies dans chaque région, `Uthman ordonna la destruction de toutes les copies précédentes, dont les manuscrits incomplets ainsi que ceux contenant des annotations personnelles. Parmi ces copies, il y avait celle d'Ali, gendre de Mahomet, celle d'Ubai b. Ka'b ainsi que celle d'Ibn Mas`ud qui furent toutes détruites.
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Le Dimanche 06 Juin 2010
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